Je crois en Dieu

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Quand on demande aux gens en quoi ils croient, ils ne donnent pas seulement des réponses différentes, mais différents types de réponses. Quelqu’un pourrait dire, « Je crois aux OVNIs », il veut dire par cela qu’il pense que les OVNIs sont réels. « Je crois dans la démocratie », cela veut dire qu’il pense que les principes démocratiques sont justes et bénéfiques. Mais qu’est-ce que cela veut dire quand des chrétiens prennent position et disent : « Je crois en Dieu » ?

Je peux croire aux ovnis sans jamais en chercher un, et je peux croire à la démocratie sans jamais voter. Dans de tels cas, la croyance est une question de l’intellect seulement. Mais les premiers mots qui constituent la foi Chrétienne, « Je crois en Dieu, » décrivent une expression grecque inventée par les auteurs du Nouveau Testament, qui signifie littéralement : ‘Je suis croyant en Dieu’. C’est-à-dire, au-delà de croire à certaines vérités sur Dieu, je vis dans une relation d’engagement avec Dieu dans une atmosphère de confiance et d’union. Quand je dis «je crois en Dieu, » je professe ma conviction que Dieu m’a invité à cet engagement, et je déclare que j’ai accepté son invitation et que je vis en Lui.

La Foi: Le mot «foi», qui est dérivé du nom grec (pistis) formé à partir du verbe dans la phrase «croire en» (pisteuo), donne l’idée de l’engagement continu et d’une relation de confiance et de dépendance en contraste au mot «croyance». Tandis que la «croyance» suggère une simple opinion ; la «foi», que ce soit dans une voiture, un médicament breveté, un protégé, un médecin, notre conjoint, ou en ce que vous voudrez, est une question de traiter la personne ou la chose comme digne de confiance et cela vous permet de vous engager en conséquence. La même chose s’applique quand il s’agit de la foi en Dieu, et je dirais même que cela devrait être d’une manière plus engagée.

C’est l’offre et la demande de l’objet qui déterminent dans chaque cas ce que l’engagement de la foi implique. Ainsi, je conduis ma voiture avec foi en m’appuyant sur ​​le fait qu’elle m’aidera à me rendre à divers endroits. Je démontre ainsi ma foi en mon médecin en me soumettant à son traitement. Et je montrerai ma foi en Dieu en me dédiant à sa demande et en acceptant que ce soit lui qui est mon Roi ; en recevant Jésus-Christ, son Fils, comme mon propre Seigneur et Sauveur ; et en m’appuyant sur sa promesse de me bénir maintenant et après. Ceci est la réponse attendue face à l’offre et à la demande de Dieu mentionnées dans les premières lignes de notre confession de foi.

Parfois, la foi est associée à cette prise de conscience qu’il y a “quelqu’un au-dessus» (ou «au-delà» ou «au cœur des choses»), de temps à autre c’est par l’impact de la nature, de notre conscience, du grand art, en étant amoureux ou en recevant de l’amour, ou quelle que soit  cette petite chose qui touche le cœur du plus solide dure à cuire. (Qu’ils prennent cela au sérieux ou non est une autre question, mais Dieu voit tout.) Cependant, la foi chrétienne ne commence que lorsque nous vivons une expérience qui nous confronte à l’auto-révélation de Dieu dans le Christ et dans les Écritures, où nous le rencontrons comme le Créateur qui ” annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir » et de « croire au nom de son Fils Jésus-Christ … comme il nous l’a commandé » (Actes 17:30; 1 Jean 3:23; cf. Jean 6:28). La vraie foi chrétienne implique entendre ce que nous dit notre Dieu, prendre note de ces demandes et surtout de mettre en pratique ce que Dieu dit. C’est un engagement actif.

 

Le Doute : Je crois que la révélation de Dieu dans la Bible est vraie, sans erreurs et que les écritures agissent comme l’autorité absolue. Cependant, je sais aussi, comme vous d’ailleurs, que les idées préconçues et les préjugés qui mènent souvent à des critiques créent des problèmes pour nous tous, et cela a pour répercussion de créer des doutes et des perplexités profondes sur certains éléments des textes bibliques. Surtout quand il s’agit de textes compliqués à comprendre. Quel rapport entre le doute et la foi ?

C’est quoi le doute ? En principe, c’est un état où nous avons l’esprit divisé, un “double-esprit». C’est le concept de Jacques (Jacques 1: 6-8), et le doute se trouve à la fois dans la foi et aussi sans elle. Dans le premier cas, le doute laisse entrevoir une foi infectée, malade, et vacillante ; Dans le second cas, le doute laisse entrevoir une lutte interne qui mène vers la foi ou qui éloigne d’un Dieu que nous ressentons comme envahisseur et qui fait des déclarations que l’on ne veut entendre ou répondre. Dans ‘autobiographie spirituelle de C.S. Lewis, intitulée ‘Surpris par la joie’, vous pouvez observer ces deux motivations successivement.

Quand nous doutons, souvent nous pensons que nous sommes honnêtes, et je pense que nous essayons certainement d’essayer de l’être ; mais est-ce que la parfaite honnêteté est possible dans ce monde ? Ne faisons-nous pas plutôt face à un manque de volonté inavoué de prendre la parole de Dieu au sérieux ? Quelles sont les vraies sources de nos doutes ?

Comment peut-on aider les sceptiques ? Tout d’abord, en faisant face aux problèmes qu’ils rencontrent et en leur expliquant (les doutes sont souvent issus d’incompréhension). Deuxièmement, en présentant le caractère raisonnable de la foi chrétienne à ce moment-là, et les motifs de l’embrasser (les croyances chrétiennes, bien qu’au-delà de la raison, ne sont pas contre elle). Troisièmement, en explorant ce qui génère les doutes (les doutes ne sont jamais rationnellement convaincants, et les hésitations sur le christianisme ont généralement plus à voir avec les goûts et les dégoûts, des sentiments blessés, et le snobisme social, intellectuel et culturel dont les sceptiques sont conscients).

 

Une démarche, un engagement personnel : Dans le culte, la foi est souvent proclamée à l’unisson, mais les premiers mots sont bien : « Je crois », non pas « nous croyons ». Chaque adorateur parle pour lui-même ! Ainsi, il proclame sa philosophie de la vie, et en même temps témoigne de son bonheur. Il est venu dans les mains du Dieu de la Bible où il est heureux d’être, et quand il dit “je crois”, c’est un acte de louange et d’action de grâce de sa part. En vérité, c’est une grande chose que d’être en mesure de confesser ou de proclamer sa foi. La communion que demande Dieu est bel et bien une démarche que nous devons faire seuls. Certes, nous devenons tous alors membre du corps de Christ, mais nous devons tous débuter et croire seul !

Etude de la foi dans la Bible : Lisez ces textes et méditez sur la foi en action :

  • Romains 4
  • Hébreux 11
  • Marc 5: 25-34

Questions pour réflexion et discussion

  • Quelle est la signification essentielle de la «foi» (pistis grecque) ?
  • Quelle est l’importance du mot «je» dans la phrase d’ouverture de la proclamation de notre foi ?
  • Quel(s) doute(s) sur le christianisme avez-vous eu à traiter, pour vous-même et avec les autres ?

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